Association des Amis de Saint Jean et Saint Augustin

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mardi 12 décembre 2017

Yaoundé UCAC 22 novembre 2017

témoignage enfant

Au Cameroun, pour la seconde année consécutive, grâce au soutien actif de l‘UCAC (Université Catholique d'Afrique Centrale) et à l’implication personnelle des pères jésuites qui dirigent la faculté de sciences sociales et de gestion, Sylvie a participé à l’organisation avec des étudiants de l’UCAC d’une deuxième journée de rencontre (le mercredi 20 novembre 2017) entre 20 jeunes personnes handicapés (dont 16 trisomiques 21) et des étudiantes et étudiants. La plupart d’entre eux avaient participé l’année dernière à la conférence partage des « 60 minutes » et pour certains à la journée entière. Chaque jeune handicapé était le filleul d’un étudiant ou d’une étudiante. Toute la journée a été vécue en binôme.

parrain filleul

Une rencontre très différente de celle de l’année passée. Les jeunes étudiants n’ont pas eu peur cette année d’être parrains et marraines. Certains l’avaient déjà été l’an passé, d’autres avaient regretté de ne pas l’être et venaient sans crainte et avec beaucoup de joie, sans appréhension. Cette journée a débuté sous le signe de l’amitié et du respect. Les jeunes personnes handicapées sont descendues du bus et les étudiants les attendaient les bras ouverts : chaque enfant a choisi lui-même son parrain ou sa marraine. Ces derniers ont accueilli dans la joie ceux qui venaient vers eux. Seul un jeune trisomique a voulu changer de parrain pour une marraine car il était adolescent et voulait jouer de son charme ! Le parrain, qui revenait pour la seconde année a bien compris et a su se faire très discret ! Une petite fille, Princesse, qui était venue en 2016, a pu dire qu’elle était triste de ne pas retrouver sa petite marraine de l’an passé. Une marraine de 2016 est arrivée sans que ce soit prévu et n’a pas voulu quitter le groupe.

marraine et filleul

C’est cette écoute et cette compréhension mutuelle qui ont marqué l’enjeu de cette journée. Les enfants et leurs éducateurs sont arrivés sur le campus vers 10h 30 et une première prise de connaissance a eu lieu entre les étudiants et les enfants avec coloriage, jeux, câlins… De 11h50 à 12h50 ont eu lieu les soixante minutes du décanat, dans un amphi complet (étudiants, enseignants et personnels) introduites par la prière du Magnificat lue par Augustine, maman de Yanis et par la prière des enfants qui étaient tous sur le podium. L’assistance a accompagné, debout puis le vice-recteur a dit un petit mot introductif.

L'amphi Denis Maugenest

Un étudiant a joué de la guitare pendant que défilait un montage diapos de la rencontre 2016. Les enfants ont été appelés sur le podium pour faire un petit spectacle et chanter. Joyce, une jeune trisomique et Princesse, une petite fille née sans bras se sont relayées au micro. Ensuite, Sylvie a interviewé Augustine maman de Yanis, et Steve, grand frère d’Ismaël. Chacun a témoigné de la façon dont le handicap lui avait été annoncé, sur la vie avec Yanis et Ysmaël et comment son vécu avec son enfant, son frère a changé son regard sur la vie. Leur témoignage a retenu l’attention de tout l’amphi et a été un moment fort d’émotion Ce temps fort s’est terminé par un mot du sous-directeur du centre et par un chant repris en chœur par l’assemblée

étudiants et enfants

Le repas offert par les étudiants et étudiantes à leurs filleuls a été source de partage, de joie et de rencontre et de questionnement : que faire quand un filleul ne veut manger que le plat sucré, quand une autre demande et redemande à manger ?

Le temps du repas

L’après-midi a permis de faire « exploser » la joie, des jeux, des danses se sont succédés. Un des plus jeunes s’est blotti contre sa marraine et a dormi.

deux marraines pour une jeune trisomique

Chaque filleul a reçu un petit souvenir, ballon pour les garçons, colliers, bracelets et barrettes pour les filles. Puis l’heure du départ : les enfants ont été raccompagnés au bus par leur parrains et marraines. Temps fort en émotion partagée. Cette journée s’est inscrite dans le projet initié par les jésuites pour ouvrir les étudiants à la nécessité de l’altérité, à la possibilité de construire une société camerounaise basée sur l’attention à l’autre, au plus pauvre, au plus petit, au différent.

Les acteurs de la journée

Lors du bilan avec les parrains et les marraines, quatre points sont ressortis : • La personne trisomique est incapable de faire le mal volontairement • Elle est très attentive aux autres et cela de façon presque innée. Elle est source de tendresse • Elle ne se fie pas aux apparences • Elle ne répond pas toujours à la question posée mais répond toujours à la personne qui pose la question.

Une rencontre étudiants et psychologue

Le samedi suivant, Sylvie, Benoît, le père Vice-recteur Epiphane et deux jeunes étudiantes Paméla et Joana sont allés au centre pour handicapés. Après une présentation de la trisomie et de la personne trisomique par Benoît, trois groupes ont été formés. Le père Epiphane et les deux étudiantes se sont occupés des enfants handicapés présents ainsi que de leurs frères et sœurs. Benoît a partagé avec les éducateurs et Sylvie avec les parents et la psychologue, Reine-Flore.

photo de groupe 1

La matinée s’est terminée par un partage de boissons et de sandwichs. De nombreux projets ont été lancés pour conserver la dynamique générée par ces rencontres.

Les animateurs de la journée

Le dimanche, le P Epiphane a prononcé l'homélie suivante: Pamela et sa camarade Joana, à cause de vous et des gens comme vous, cette église est ouverte aujourd’hui pour célébrer le Christ Roi. Parce que nous l’avons rencontré hier dans les pauvres enfants trisomiques du Centre d’Etougebe. Nous venons célébrer Jésus ici parce que nous l’avons rencontré hier à travers Joyce, Junior, Perle, Clémence, Augustin, David, Anita, … Oui, Jésus a choisi de se rendre présent au monde dans ces personnes non considérées et même parfois méprisées de notre société. Pour adorer le vrai Dieu en vérité, il nous faut plier nos genoux devant ces personnes pour nous mettre à leur service. Car notre Roi que nous célébrons aujourd’hui, c’est lui qui nous révèle cette Vérité de Dieu : louer Dieu, servir Dieu, c’est le trouver dans le frère, dans la sœur qui a besoin d’une attention de ma part. Le fait de venir à l’église, de pratiquer les sacrements, de donner son denier de culte, de payer la dîme ou donner la quête, n’a sens et valeur que si je me mets au service du plus pauvre, du malheureux sans abris, du handicapé que je côtoie. Sinon, ce sera de l’idolâtrie de venir bien habillé le dimanche à l’église pour adorer Dieu alors que je n’ai aucune attention au plus pauvre de mon milieu ordinaire de vie. Dieu n’est pas ici pour toi, non. Il ne sera ici que quand tu l’auras d’abord servi dans le pauvre et le malheureux.

Lire l'intégralité de l'homélie:

Homelie_P._Epiphane_Christ_Roi_de_25.11.17.pdf

vendredi 1 décembre 2017

Révélateurs d'humanité

RÉVÉLATEURS D’HUMANITÉ - Les personnes trisomiques

Ouvrage révélateurs d'humanité

Benoît Pigé, Préface d’Albert Rouet,

Editions Mediaspaul, 15€ - 128 pages La personne trisomique nous révèle quelque chose de notre humanité. Si la trisomie est un handicap par rapport à la compréhension, à l’entendement et à l’insertion dans le monde, elle est paradoxalement au cœur de la compréhension de l’humanité conçue comme une altérité et une ouverture aux autres.

Parce que la personne trisomique nous renvoie une image différente de l’humanité, elle nous interroge et nous révèle. Par ces interrogations, elle nous invite aussi à retrouver l’essentiel, le cœur de notre humanité. La personne trisomique est porteuse de cette annonce d’harmonie avec soi-même et avec les autres. Elle nous invite à inverser la hiérarchie de nos valeurs pour remettre la relation à l’autre au premier plan de nos critères de vie.

Ouvrage Révélateurs d'humanité

"La personne trisomique change notre regard, notre manière de nous inscrire dans la durée. Elle nous oblige à voir le temps autrement, à être dans la contemplation." © Caroline de La Goutte / Ombres et Lumière Révélateurs d’humanité

Dimanche 16 novembre, c’est la journée nationale de la trisomie 21. A cette occasion, nous avons interrogé Benoît Pigé, universitaire, père de 7 enfants, dont deux sont trisomiques, qui vient de publier "Les personnes trisomiques, révélateurs d’humanité" (Médias Paul). Un livre de réflexion qui invite à porter un autre regard.

Pourquoi ce livre ?

C’est quelque chose que je porte depuis très longtemps. Il est à la rencontre de deux horizons ; le premier, ce sont mes enfants trisomiques : Augustin, 23 ans, et Clémence, 15 ans. Tous deux sont adoptés. Par ailleurs, je suis enseignant-chercheur ; j’aime réfléchir. J’ai toujours essayé de comprendre les réactions de nos enfants. Avec Augustin notamment nous avons été confrontés à des choses difficiles. Pendant une période il ne voulait pas manger, on était confronté à une sorte de mort. Petit à petit il s’est en sorti : ça a été une lente venue à la vie, un long accouchement. Je me suis rendu compte au long de ces années de tout ce que Augustin m’a appris, à moi qui suis son père. Je me suis mis à son école ; il m’a obligé à changer de positionnement, à comprendre ce que je ne comprenais pas. J’aime cette phrase d’Evangile : "que celui qui veut être le premier se mette à servir." Si l’on veut diriger – et le père de famille est appelé à diriger –, il faut être capable d’écouter ce que l’autre est en train de me dire. Augustin m’a fait comprendre des choses que tout seul je n’aurais jamais comprises. Par la violence qu’il a vécu (le déchirement d’avec sa mère biologique, notamment), il a été un révélateur.

En quoi les personnes trisomiques sont-elles "révélateurs d’humanité" ?

Dans notre vie moderne, on a tendance à passer sur les choses. On a énormément de mal à voir ce qu’il y a en dessous de la surface. Notre monde s’attache surtout à ce qui est matériel, à la superficie. Or Augustin a un rapport avec les choses et les personnes qui va bien au-delà de la surface. Il montre toujours ce qu’il y a derrière, ce qu’on ne voit pas si on ne prend pas le temps de s’arrêter. Car nous sommes sans cesse pris dans une course. Comme dit la philosophe Hannah Arendt, il faudrait pouvoir s’arrêter, faire un bond en dehors pour regarder notre passé et comprendre notre futur. Augustin est un peu là, sur le côté ; il voit ce qui est en train de se passer. Comme s’il voyait la réalité, alors que nous, sommes toujours en train de courir ! Il nous le dit : prenez le temps de regarder. Dans ce sens-là, il nous révèle ce qu’il y a de profond en nous.

Comment expliquer l’eugénisme dont sont victimes l’écrasante majorité des personnes trisomiques ?

Notre monde croit que cette course est essentielle ; qu’on ne peut pas vivre si on ne court pas. Des personnes sont sur le côté qui vous regardent courir… On croit courir derrière des objectifs, mais en fait on ne sait pas pourquoi on court. Et la personne trisomique renvoie à ce non-sens, elle est donc insupportable. Montrant l’incohérence de nos priorités, elle nous renvoie une image qui nous dérange trop.

Vous écrivez que les personnes trisomiques n’ont pas conscience du mal… N’est-ce pas un peu idéalisé ?

C’est un point sur lequel je dois encore travailler. Pour dire les choses rapidement, il y a deux visions du mal, qui se sont affrontés dans les premiers siècle du christianisme. Une première vision est manichéiste : le Mal est un principe opposé au Bien, c’est un anti-Dieu. Or pour les pères de l’Eglise, le mal n’est pas en face de Dieu : le mal est une absence de bien. C’est quelque chose qui manque. Le théologien Paul Tillich dit que le mal, ce n’est que le néant, quelque chose qui n’est pas. La personne trisomique ne voit pas le mal, parce que d’une certaine manière elle est pleinement dans la vie. Quand on est dans la vie, le mal n’intéresse pas. La mort, dans la tradition de l’Eglise, ce n’est pas que la décomposition physique, c’est la fermeture à la source qui coule en nous. Pour la personne trisomique, il est une évidence que la vie n’est pas limitée à sa dimension cellulaire. Certes on voit parfois des personnes trisomiques taper d’autres personnes, commettre des actes violents. Mais selon moi, cette violence n’est que réactive, elle ne vise pas à détruire l’autre, ce qui est la caractéristique du mal. Leur violence potentielle est extériorisation de leur souffrance personnelle. Il n’y a pas de mal ; il n’y a qu’une vie qui est comprimée.

Quelle peut être la place des personnes trisomiques dans notre société ?

Une personne trisomique est une personne qui est hors du temps, en tout cas en dehors du temps scientifique. Henri Bergson distingue très nettement la durée de l’instant. La personne trisomique est dans cette durée. Sa présence dans la société change notre regard, notre manière de nous inscrire dans la durée. Elle nous oblige à voir le temps autrement, à être dans la contemplation : 1000 ans sont comme un jour. La personne trisomique a aussi un rôle par rapport à toutes les souffrances que porte notre société. Les personnes trisomiques sont préservées du danger d’une forme de repli, de refus du monde autodestructeur qui touche certains dans notre société. La personne trisomique est capable de transmettre sa force à d’autres. Augustin apaise des personnes souffrantes de manière incroyable. Je le vois dans notre vie de village. Augustin ne parle quasiment pas, mais il apaise les tensions. Un peu comme un aimant, qui tirerait les souffrances de la personne, et lui permettrait de revivre.

Propos recueillis par Cyril Douillet, ombresetlumiere.fr – 14 novembre 2014

dimanche 1 octobre 2017

Et si on sortait entre amis

Et si on sortait entre amis ?

avec quelque chose à manger

Tous les mois des scouts de la troupe saint Jean Paul II encadrent des jeunes personnes trisomiques pour une sortie entre amis. Beaucoup de joie et une belle rencontre !

pour combattre le froid

dimanche 13 août 2017

Camp d'été 2017

Les jeunes du camp d'été 2017

C’est Marie, une fidèle animatrice du camp d’été de l’ASJSA (présente depuis 2 ans) qui a trouvé trois jeunes animateurs pour compléter l'équipe 2017: Manon, Héloïse et Augustin, trois jeunes animateurs qui ne se connaissaient pas, qui sont venus car ils avaient tous du temps de libre pendant leurs vacances et qu'ils étaient prêts à découvrir la trisomie et à vivre un temps avec des personnes trisomiques. Le résultat a été une réussite, une rencontre entre des jeunes dits normaux et des jeunes dits trisomiques, une rencontre qui s'est faite sur la différence, une différence reçue comme une richesse.

Marie à la cuisine

Une unité, une écoute, un partage naturel des responsabilités. Tous les soirs, les animateurs se retrouvaient pour mieux comprendre les paroles, les comportements des jeunes et pour voir quelle aide leur apporter le lendemain et quelle attention particulière donner à chacun.

En marchant

Les jeunes trisomiques, Astrid, Clémence, Marie, Alban, Augustin et William ont eux aussi apporté leur humour, leur attention et leur joie de vivre. Le matin : des activités calmes, presque toujours accompagnées de musique. Avec sa belle voix Manon transformait tout ce qui se vivait en temps de louange et de joie.

en tandem

L’après-midi : des jeux en équipes, un grand jeu qui s’est terminé par une chasse au trésor dans le parc de la mairie, la visite de la caserne des pompiers avec la possibilité pour chacun d’éteindre un feu de poubelle, la rencontre et les jeux de société avec les personnes âgées de la maison de retraite de Talmay, la journée tandem et vélos en bord de Saône et la soirée dansante.

A la caserne des pompiers A la manoeuvre de la lance à incendie

Sans oublier les préparations des repas, les repas et tous les temps partagés à vivre ensemble.

Préparation du repas

Et pour finir, le grand repas de fête avec crêpes et cidre et l’interview de RCF pour le journal du soir !

samedi 25 mars 2017

Journée des mamans (JDM) – OCH – Samedi 25 mars 2017

présentation JDM Dijon 2017

Samedi 25 mars dernier se tenait, sous un ciel bleu et un soleil radieux, la « Journée des mamans », organisée par l’OCH. Une trentaine de mamans d’enfants porteurs de handicaps divers se sont retrouvées pour partager sur leur quotidien, leurs joies et leurs souffrances. Des mamans d’âges et de situations différents. Après un temps d’accueil chaleureux de chacune autour d’une table garnie de café bien chaud et viennoiseries, elles ont pu écouter le témoignage d’une autre femme, Viviane, ayant vécu le handicap d’un enfant. La journée s’est poursuivie avec plusieurs moments en petits groupes : un temps de partage autour de ce témoignage, un atelier détente et un thème de réflexion. Un repas assis, autour de belles tables, où chacune était servie, ainsi qu’un goûter offraient des moments de détente et de relâchement. Si le thème de la journée était « Ma vie, mes envies », les échanges se sont vite orientés vers la difficulté du quotidien et le mot « envies » a été remplacé par celui de « besoin ». Il y a un stade de fatigue et de solitude où il est presque déplacé de parler d’envies : vient d’abord une nécessité, celle d’être soutenue, épaulée, encouragée et d’avoir une aide afin de prendre une heure pour soi. Des échanges chargés d’émotions, des situations extrêmement douloureuses pour certaines, évoquées avec beaucoup d’humour parfois et accueillies toujours avec une immense bienveillance et une absence totale de jugement. Les ateliers détente dans l’après-midi ont permis aussi de décharger les poids et de prendre réellement un temps pour soi : méthode Vittoz, chant, couture, séance maquillage ont été ponctués de grands éclats de rire et de petites discussions dans la joie d’être tout simplement ensemble. Un temps de prière était aussi proposé à la fin de la journée pour celles qui le souhaitaient, où chaque enfant a été déposé et chaque maman confiée. Enfin, chacune est repartie avec un petit cadeau fait main, leur rappelant combien elles sont uniques et précieuses, ces mamans qui portent parfois seules dans le quotidien leur enfant atteint d’un handicap, combien elles sont belles et courageuses. Cette journée n’était pas une journée de lamentations : sans que rien de la dureté de leur vécu ne soit nié, cette journée a été marquée par la joie et l’humour, la simplicité et la vérité des échanges, enfin par la communion entre toutes ces femmes, et leur confiance si particulière. Merci à elles. Blandine Mopty, petite main à la JDM Dijon

Les bénévoles de la JDM Dijon 2017

dimanche 19 mars 2017

18 et 19 mars 2017 WE de printemps

La différence est une chance : Journée mondiale de la T 21

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Le samedi, ils étaient une douzaine de jeunes trisomiques à avoir affronté la pluie pour venir participer au grand jeu d’équipes organisé par les guides et les scouts de la troupe Suf Saint Jean-Paul II de Dijon. Sur le thème de la musique, nos amis ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour faire gagner leurs équipes « Piano », « Flûte traversière », « guitare » et « saxo ». Après la remise des coupes, le père Claude Andriot, aumônier de l’ASJSA a animé une rencontre de discussion avec les jeunes. Le dîner et la veillée ont permis de rire, de plaisanter et de rêver sur un conte mimé et raconté.

concert 2017

Et le lendemain, une partie de la troupe de l’Harmonie du Mirebellois et du petit sympho est venue partager le repas : mont d'or, gâteaux et ambiance festive au rendez-vous. Puis le concert en trois parties dans la salle des fêtes de Pontailler sur Saône :

  • Le petit sympho du Mirebellois qui jouait du « Medley »;
  • Cinq morceaux joués par Marie et Hélène (flûte traversière), Clémence et Philippine (piano) et Bérénice (guitare), jeunes filles Trisomiques 21;

concert triso

* L’orchestre d’harmonie du Mirebellois.

Un public plein d’attention et étonné d’entendre des jeunes filles « différentes » jouer avec bonheur et fierté. Grands applaudissements et grande émotion quand Marie, Philippine et Hélène ont demandé le micro pour dire combien elles remerciaient le public et combien elles étaient heureuses d’avoir pu jouer comme les autres.

mercredi 23 novembre 2016

Mercredi 23 novembre 2016: rencontre étudiants - enfants handicapés sur le campus de l'UCAC

cathoinclusive 2016

Au Cameroun, grâce au soutien actif de l‘UCAC (Université Catholique d'Afrique Centrale) et à l’implication personnelle des pères jésuites qui dirigent la faculté de sciences sociales et de gestion, Sylvie a pu apporter sa contribution à l’organisation d’une journée qui a vu 25 enfants handicapés venir en bus sur le campus avec leurs accompagnateurs et partager une journée avec des étudiants et des étudiantes. Une rencontre marquée au départ par la peur de cet autre si différent : les étudiants sauraient-ils prendre soin de ces enfants et ces enfants accepteraient-ils ces jeunes hommes et femmes vivant dans un univers si différent du leur ? Le témoignage de deux mamans d’enfants trisomique (l’une camerounaise et l’autre française) a marqué l’enjeu de cette journée : s’ouvrir à l’autre, non pas seulement malgré ses différences mais, peut-être encore davantage, à travers ces différences. Le repas partagé et l’après-midi ont permis de mettre en pratique cette rencontre en associant les étudiants et les enfants handicapés. Le départ des enfants fut très émouvant.

témoignages mamans 2016

Dans le cadre d’un projet porté par la Faculté de Sciences sociales et de gestion de l’UCAC (Université Catholique d’Afrique Centrale) sur le campus d’Ekounou à Yaoundé (Cameroun), Sylvie et Benoît Pigé ont participé à l’organisation et à l’animation d’une journée dénommée « catho-inclusive » par le vice-doyen de la faculté (Epiphane Kinhoun, sj) Cette journée rentrait dans le projet de la faculté d’ajouter une dimension sociale et caritative à la dimension de transmission du savoir.

Chaque semaine, le vice-doyen organise une rencontre de tous les étudiants dans le grand amphi de la faculté (amphi Denis Maugenest), rencontre intitulée « les soixante minutes du décanat ». Le vice-doyen avait décidé de profiter de la venue de Sylvie et Benoît pour consacrer le thème de ces soixante minutes à la rencontre avec les enfants handicapés, et pour poursuivre ensuite par un repas et un après-midi de rencontre. Cette journée a reposé sur le dynamisme et l’implication des étudiants de l’UCAC qui sont très organisés (en de multiples associations) avec des responsables élus. Ce sont donc ces derniers, en particulier Ambroise et Carmel, qui ont préparé un premier déroulement pour la journée. Grâce au vice-doyen, des contacts ont été pris avec le centre national pour handicapés (structure publique) qui se trouve à Yaoundé.

amphi 2016

Le lundi 21 novembre, Sylvie a rencontré les deux principaux responsables étudiants et a redessiné avec eux les contours de cette journée autour de la rencontre entre les étudiants et les enfants handicapés. L’accent a été mis sur la dimension humaine et personnelle de la rencontre : dépasser ses peurs pour tendre la main (au sens concret du terme) à l’autre.

préparation 2016

Le mardi 22 novembre, Sylvie, Benoît et Ambroise sont allés au centre pour personnes handicapées et ils ont rencontré la directrice, la psychologue, et des éducateurs. Ils ont également visité l’établissement pour la partie réservée aux enfants : principalement des salles de classe réparties selon le niveau estimé de capacité d’apprentissage des enfants. A la faculté, Sylvie et les étudiants ont retravaillé le déroulement de la journée en répartissant les divers rôles entre les étudiants. Le vice-doyen Épiphane a suivi la préparation et donné son aval. Sylvie a également rencontré Odile (maman de Joyce, jeune fille trisomique qui participe au centre pour personnes handicapées) pour préparer leur intervention commune du lendemain

Le mercredi 23 novembre, le bus de la faculté est allé chercher les 25 enfants handicapés (environ 2/3 d’enfants trisomiques et 1/3 d'enfants ayant un handicap physique) ainsi que leurs éducateurs. Ils sont arrivés sur le campus vers 10h et une première prise de connaissance a eu lieu. À 11h15, les binômes ont été constitués, chaque enfant bénéficiant d’un parrain ou d’une marraine étudiante dont la mission était de prendre soin de lui tout au long de la journée.

enfants 2016

De 11h50 à 12h50 ont eu lieu les soixante minutes du décanat, introduites par le vice-doyen et les responsables étudiants. Puis la psychologue du centre est venue expliquer la nature de la trisomie 21 et les enfants ont été appelés sur le podium pour faire un petit chant mimé. Ensuite, Sylvie et Odile ont témoigné en duo sur le bonheur que leur apporte leur enfant trisomique malgré les difficultés quotidiennes rencontrées. Leur témoignage intitulé « cœurs de mamans, d’ici et d’ailleurs » a retenu l’attention de tout l’amphi et a été un moment fort d’émotion. Après ce témoignage, les parents présents ont été invités à s’associer aux étudiants parrains et marraines pour accompagner les enfants dans un dernier chant et mime. Ce temps fort s’est terminé par un très beau Gospel de la chorale étudiante.

chorale 2016

Le repas offert par la faculté a permis aux étudiants et étudiantes de rentrer en relation avec les enfants, en leur donnant à manger, en prenant soin d’eux. Chaque parrain et marraine a été confronté à la différence, que celle-ci soit physique ou intellectuelle, que l’enfant soit affectueux ou renfermé. L’après-midi, le temps des jeux partagés, a créé la connivence. Au point que des étudiantes se sont mises à pleurer lors du départ des enfants et que les étudiants présents ont rencontré cette vérité des personnes trisomiques ou handicapées. Pendant ce temps, le vice-doyen Épiphane, la psychologue et la directrice du centre, Sylvie et Benoît, ont partagé un temps d’échange avec les parents présents. Ce temps a donné lieu à des témoignages très forts sur le bouleversement introduit dans chaque famille par l’arrivée et la découverte du handicap.

Repas nov2016 marraine2 2016

Une semaine plus tard, lors du bilan réalisé par Sylvie avec les étudiants, cette découverte de l’autre si différent était encore présente dans le cœur et le témoignage des étudiants parrains et marraines. Une étudiante a résumé le sentiment général en disant combien l’enfant handicapé dont elle s’était occupée lui manquait. Cette journée voulue et mise en place par la Faculté est et restera un temps fort de la rencontre avec l’autre. Cette journée s’inscrit dans le projet initié par les pères jésuites pour ouvrir les étudiants à la nécessité de l’altérité, à la possibilité de construire une société camerounaise basée sur l’attention à l’autre, au plus pauvre, au plus petit, au différent.

parrain2 2016 marraine 2016

Les suites de cette journée peuvent prendre plusieurs formes. Au niveau de la faculté, la journée a ouvert de nouvelles perspectives d’actions sociales aux étudiants et étudiantes. Un des responsables de la faculté, Christopher, sj, va assurer le suivi des actions qui pourraient être menées par les étudiants. Au niveau des parents d’enfants trisomiques, il est apparu la nécessité de faciliter la constitution d’une fédération des parents pour échanger sur leurs difficultés mais aussi sur leurs joies. Il n’a pas été possible de mettre en place une rencontre avec les parents au cours de ce séjour mais cela reste un enjeu pour un séjour ultérieur.

parrain 2016

vendredi 7 octobre 2016

Vendredi 7 octobre 2016: la journée « réseau en mission » organisée par l’OCH

o Une belle journée de partage et de rencontre avec le témoignage de Maëla, amie de l’OCH et malade psychique et l’intervention de Jean-Guilhem Xerri sur le thème » Les personnes fragiles, levain dans la pâte ? »

o « Ma vie, mes envies, aujourd’hui » C’est le thème de la journée des mamans cette année ; tous les grands témoins, équipes, se sont réunis pour réfléchir et travailler sur le contenu de cet intitulé pour en dégager les lignes fortes en vue de l’intervention du matin et des ateliers de l’après-midi.

o OCH à Paris, OCH en région : comment travailler ensemble nos missions ?

o L’OCH, c’est à Paris une équipe de permanents, salariés, et ce sont plusieurs équipes bénévoles locales : nous avons partagé nos vécus, nos ressentis, nos points de vue pour améliorer notre articulation au service de la mission avec l’aide d’un intervenant extérieur. Et des témoignages qui aboutissent sur des engagements

o Des témoignages qui portent du fruit puisque des jeunes filles du lycée Notre Dame se sont proposées et vont aider des familles ayant des enfants Trisomiques : Alix, Guillemette, Maëllis,et Thaïs apportent leur aide aux devoirs deux fois par semaine, Gabrielle donne des cours de piano à un jeune de l’association et des jeunes filles se sont présentées pour animer le weekend de printemps…..Nous les remercions pour leur engagement et leur efficacité.

dimanche 14 août 2016

Camp d'été 2016

Tous ensemble

Du lundi 8 au dimanche 14 août, six jeunes trisomiques de 16 à 29 ans ont partagé un temps de vie ensemble à Pontailler sur Saône entourés par trois jeunes femmes, Caroline, Marie et Mathilde. Six personnalités très différentes, venues de Besançon, Beaune, Paris, Dijon, Pontailler sur Saône.

Les Garçons

Au programme, une attention portée personnellement à chaque jeune, des ateliers divers avec réalisation de tableaux, de cartes postales, de repas, une journée pour se promener en vélo-rail et pique-niquer, des promenades, des grands jeux en équipe, une chorégraphie, tout cela accompagné en chanson et en musique par Caroline et Mathilde…Un temps fort de vie ensemble, sans faux semblant avec un projet personnel pour chacun, un travail d’écoute de l’autre et de soi-même. Un temps pour grandir et partager.

Et les filles

dimanche 5 juin 2016

Samedi 4 et dimanche 5 juin 2016 : souris, girafes et lapins… la ferme se déplace !

Le weekend des 4 et 5 juin s’est déroulé sous le soleil, dans la joie et la bonne humeur !

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Les routiers Suf de Beaune et les guides aînées de Dijon étaient présents et ont animé grand jeu et veillée. Sur le thème des animaux, les jeunes personnes trisomiques ont vu l’équipe des souris, celle des lapins et celle des girafes s’entrainaient et s’entraidaient pour faire face au lion, qui étonné par cette troupe d’amis peu communs (comment imaginer tous ces animaux si différents qui s’unissent et se rencontrent en toute amitié ?) a lâché prise et s’est laissé convaincre que dévorer les autres n’était pas le plus beau but de la vie mais qu’avancer ensemble, Ah ça oui , cela valait le coup, celui déjà de ne plus être seul !

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Le soir la veillée a été temps de repos avec mimes et chants sur les…animaux. La journée s’est terminée par les traditionnels chamallows grillés au feu de bois !

Une rencontre à la ferme

Dimanche : la ferme (de Bénédicte et Bruno de Groulard) s’est déplacée jusqu’à nos jeunes amis : découvertes des animaux, soins à leur apporter et promenades en calèche. Bénédicte et Bruno ont eu un grand succès en arrivant avec leur camionnette. Après avoir sorti et installé les animaux, ils ont donné des explications, avec calme et patience, sur leur vie, leur comportement, leur utilité Tout cela s’est déroulé dans la bonne humeur en étant particulièrement vigilant aux réactions de chacun. Dans un deuxième temps les jeunes ont soigné puis nourri les animaux. Et après le repas partagé ils ont été fiers de monter dans la calèche et certains ont demandé à faire plusieurs promenades !

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La journée s’est terminée avec le concert de Raoul Mutin, concert pendant lequel nos jeunes amis sont montés sur scène ! Le père Claude Andriot a entouré cette belle troupe tout le long du weekend.

vendredi 11 mars 2016

11 mars 2016: Journée OCH des mamans ayant un enfant handicapé ou malade, à Dijon

Un groupe de mamans de l’ASJSA a organisé pour la première fois à Dijon la journée OCH des mamans ayant un enfant handicapé ou malade. Une belle journée de partage, de joie, de rire, de larmes avec le témoignage de Béatrice Lefebvre, maman de Victor, jeune trisomique à tendances autistiques. Une journée entre femmes, sans enfants, sans conjoint. Une journée pour déposer le fardeau, pour se poser, pour déposer les réalités du quotidien, partager, chercher un nouvel équilibre. Des thèmes de réflexions, des temps de partage, des ateliers « détente » ont rythmé la journée.

Une maman : Toujours bien surbookée dans toutes mes journées, je n’avais pas encore pris le temps d’écrire un petit mail de remerciement suite à cette journée des mamans. Alors, voilà, je prends le temps, car j’ai vraiment apprécié cette journée entre mamans d’enfants extraordinaires. Ce fut une journée très bien organisée de belles rencontres. Votre accueil était vraiment parfait, tant du côté relationnel, que du côté organisationnel. J’ai apprécié cette sensation d’avoir été « chouchoutée », avec toutes ces petites gourmandises qui font tellement du bien, ainsi qu’avec ces mots gentils que vous nous avez adressés, ces ateliers bien organisés (j’ai beaucoup aimé la méthode Vittoz que j’aimerais pouvoir pratiquer), et ce petit présent au moment du départ (le petit pot avec des herbes), qui, lorsque je le vois dans ma cuisine, me rappelle cette douce journée! Bref, je vous remercie de tout mon cœur d’avoir osé organiser une telle journée, et j’attends maintenant avec impatience celle de l’année prochaine…Merci de transmettre toutes mes amitiés à toute « l’équipe » ! 

Une bénévole : Merci de nous avoir associées à cette journée, je reste très touchée par plusieurs choses, dont la conférence, mais aussi la souffrance de certaines mamans. J’ai beaucoup aimé vous donner ce petit coup de main, avec votre équipe qui a sans doute beaucoup travaillé avant ! Si vous avez besoin une autre fois, n'hésitez pas à me demander.

lundi 30 novembre 2015

Témoignages 2015 au Lycée professionnelle LaMache de Lyon

La durée d’une rencontre était d’une petite heure avec des demi-groupes de classe soit une quinzaine de lycéens. Les garçons étaient prédominants dans les groupes rencontrés. Un court téléfilm « Dear futur mom » https://www.youtube.com/watch?v=Ju-q4OnBtNU était présenté en début de séance et un autre « Happy » en fin de séance. Le reste de la rencontre se composait principalement d’un échange assez libre entre les intervenants et les lycéens. Selon les demandes, les questionnements des jeunes, leur silence et leurs témoignages, les séances se sont déroulées de façon parfois très différente. Les questions pouvaient porter sur des thèmes aussi divers que : Quels sont les aspects physiques qui changent chez la personne trisomique ? Qu’a-t-elle en moins ? Et en plus ? Y a-t-il des niveaux dans la trisomie ? Les personnes trisomiques peuvent-elles avoir des enfants ? les élever ? Sont-elles heureuses ? Est-ce que c’est dur pour les frères et sœurs? J’ai un oncle, une tante trisomique. Mon cousin, un enfant d’amis est trisomique, les parents ont peur qu’il ne marche pas. Qu’est-ce que les personnes trisomiques arrivent à faire ? Etc.

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L’objectif principal était de dire la dignité de chaque être humain, de poser un autre regard sur la personne différente que celui que nous renvoie le modèle dit parfait de notre société et de témoigner sur le fait que les personnes trisomiques ont une vie qui vaut la peine d’être vécue. Clémence a témoigné en parlant de son apprentissage de la blanchisserie, elle a parlé de son film préféré et a commenté régulièrement la vidéo de « Happy » ou de « Chère future maman ».

En début de rencontre, certains jeunes n’osaient pas regarder en face Clémence et Augustin Ils ont tous été un peu étonnés quand Augustin leur a tendu la main pour leur dire bonjour. Par contre, en fin de séance, les poignées de mains pour se dire au revoir étaient pour la plupart fraternelles. Par exemple, à la fin d’une rencontre, un lycéen, en partant, a offert à Augustin sa cannette de boisson qu’il n’avait pas entamée. Une autre fois, c’est un lycéen qui a pris Augustin par les épaules, des lycéennes qui sont venues embrasser Clémence ou un lycéen qui a souhaité à Augustin d’être toujours aussi heureux.

Regard_sur_la_Trisomie_Lyon_ASJSA_2015.pdf

Ce compte-rendu décrit l’évolution du regard de lycéens sur la personne trisomique avant et après une rencontre avec une mère de famille et ses deux enfants trisomiques de 15 et 23 ans. Un questionnaire a été distribué avant et après les rencontres pour mesurer l’impact de la rencontre sur le regard. Les résultats sont très significatifs. Ils montrent une plus grande reconnaissance de la personne trisomique en tant que personne et également une meilleure compréhension de ses limites. Au-delà de l’aspect « découverte de la trisomie », ces rencontres nous ont également semblé refléter une attente très forte de la société à laquelle, il nous semble, les personnes trisomiques disposent de clefs de réponse. En effet, la « violence » initiale de certains jeunes peut aisément s’expliquer par le contexte auquel ils sont confrontés. La société projette une image de vie idéale dans une société de consommation où l’on pourrait avoir accès à tout ce que l’on désire sans se poser nécessairement la question du prix çà payer. Les jeunes ne sont pas dupes de cette projection et, de surcroît, ils savent que, pour la plupart d’entre eux, ils ne pourront pas accéder à cette société idéale. Que ce soit pour les filles où le rêve d’une sexualité totalement libérée se fracasse parfois sur la violence de l’avortement, ou pour tous les lycéens quand le choix d’un métier rêvé se confronte aux perspectives de chômage et de débouchés. La rencontre de la personne trisomique vient renverser les valeurs et la vision normative de la société. À une société qui prétend que le bonheur est dans la possession et la consommation, la personne trisomique révèle qu’il existe une autre hiérarchie possible de valeurs. À une société qui affiche la santé et la pleine possession de toutes ses capacités comme le summum de la réalisation humaine, la personne trisomique témoigne que l’amour et l’attention à l’autre sont encore plus importants. À des jeunes qui ont l’impression d’être dans une société figée où ils n’ont pas leur place, les personnes trisomiques montrent que la place que l’on occupe dépend d’abord de nous et de ceux qui nous aiment.

vendredi 13 novembre 2015

Vendredi 13 novembre 2015 la journée «réseau en mission » organisée par l’OCH

Cette journée a débuté avec croissants et café. Un accueil toujours agréable qui permet aux uns et aux autres de se retrouver et, pour ceux qui viennent de loin, de se restaurer dans une ambiance chaleureuse.

Philippe de Lachapelle a dit quelques mots d’introduction et a laissé la parole à Henri Richer, jeune homme en fauteuil qui a témoigné de son expérience de vie.

Sophie Lutz est ensuite intervenue sur la place de l’homme souffrant et la soif de la rencontre, dans notre société et notre église. Sophie est mariée et mère de 4 enfants. À 24 ans, enceinte de son deuxième enfant, elle apprend lors d'une échographie, que son enfant est atteint d'une grave malformation cérébrale. Sa fille, Philippine va avoir 16 ans.

Les termes abordés ont été ceux de l’humiliation « qui dérange énormément » (Lévinas) ; de celui qui fait de tout chrétien un missionnaire et des tentations auxquelles il doit faire face (exhortation apostolique du pape François) ; du rôle des larmes à partir des paroles du pape François qui parle « de la beauté et de la bonté des larmes » et « du don des larmes » ; du mystère de la rencontre avec l’autre et de son côté « contemplatif » qui implique du temps, un espace qu’il faut donner, du rôle de la compassion.

Cette intervention a été suivi d’un temps de partage en petits groupes. À partir d’un motif de joie et de découragement, d’une qualité et d’une tentation, les participants ont partagé leur joie, leur souffrance et une véritable écoute s’est établie qui a continué à se développer lors du repas pris ensemble. L’après-midi s’est partagé en trois temps forts. Des ateliers sur les thèmes de « À l’écoute de l’autre soufrant ; initier des micro-initiatives ; et organiser la journée des mamans » puis un temps de louange et de prière.

Cette journée a permis un véritable partage, une rencontre de l’autre en profondeur et a stimulé les uns et les autres à prendre de nouvelles initiatives.

jeudi 8 octobre 2015

Réponse à Charlie Hebdo sur la trisomie

Une réponse à un dessin humoristique de Charlie Hebdo

Reponse_Charlie_hebdo_BPige.pdf

jeudi 1 octobre 2015

Les rencontres « autrement! »

Un groupe d’amitié a été mis en place à Dijon. Des jeunes trisomiques, Augustin, Clémence, Germain, Jacques, Philibert, Philippine... se retrouvent une fois par mois avec d’autres jeunes dits normaux. Le programme a été élaboré par leur soin. L’objectif est avant tout l’amitié, découvrir la confiance, le rire ensemble, la complicité !

Au programme :

- Janvier: cinéma et goûter

-Février: pizzéria et ateliers

-Avril: cinéma

dimanche 16 août 2015

Camp d'été 2015

Un temps de vie ensemble à Pontailler sur Saône. Six personnalités très différentes, venues de Besançon, Beaune, Paris, Dijon, Pontailler sur Saône. Six personnalités avec leur histoire, leurs habitudes de vie, mais aussi avec cette si grande tendresse qui caractérise les personnes trisomiques malgré les épreuves traversées par beaucoup d’entre elles. Les journées ont été bien remplies grâce aux activités préparées par Sylvie et Caroline. Chacun a mis la main à la pâte pour essuyer la vaisselle, mettre la table, ranger les affaires.

Des réalisations très branchées

Au programme, réalisation de tabliers, de balais, de cartes postales, ateliers cuisine, visite des grottes de Bèze, promenades, jeux, chansons accompagnées à la guitare, etc. Mais, surtout, cette confrontation des différences : chacun qui arrive avec son passé et qui accepte d’écouter l’autre, de le rencontrer, de partager un peu de ses joies et de ses peines.

Avec les animatrices

Six jeunes trisomiques qui portent chacun leur handicap : la difficulté à lire ou à écrire ou même à parler pour certains ; les problèmes d’allergie, de poids ou de régime alimentaire pour d’autres. Le chromosome 21 supplémentaire n’est pas apparu comme quelque chose en moins mais comme une richesse en plus, une façon différente de voir la vie, une façon différente de vivre ensemble en mettant la priorité sur la relation à l’autre et non sur la seule réussite matérielle ou professionnelle. Une semaine où nos priorités habituelles sont chamboulées, où l’on est obligé de sortir de soi-même pour accepter de rencontrer l’autre. Et si c’était cela : découvrir notre véritable humanité !

Un temps de défoulement pour certains

dimanche 17 mai 2015

Samedi 16 et dimanche 17 mai 2015: regarde ta faiblesse en face et fais-en une force !

Samedi, des jeunes guides et routiers ont rencontré et encadré les jeunes trisomiques autour du thème de "Il était une fois dans l'ouest" à Pontailler sur Saône : Cow-boys, indiens, tribus diverses, plumes, étoiles de shérif étaient au rendez-vous. Après le grand jeu en bord de Saône et avant la soirée au bord du feu, les jeunes ont partagé un temps de réflexion Le dimanche a commencé par une célébration, suivie d'un repas partagé, de la conférence d’Albert Rouet avec un temps de réflexion en groupes et une mise en commun, puis Raoul Mutin a chanté et fait participer nos jeunes amis trisomiques en créant un véritable temps de communion.

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dimanche 22 mars 2015

Le concert pour la journée mondiale de la trisomie 21: 21/22 mars 2015

Organisé par l’École de Musique du Mirebellois en lien avec l’ASJSA. Au programme : musiques de films jouées par le Petit Sympho et l’Harmonie avec la participation de Marie et Philippine, jeunes femmes trisomiques.

Deux cent personnes étaient au rendez-vous et le public chaleureux a été conquis par les jeunes personnes trisomiques qui ont pu rencontrer les musiciens et, pour certains, essayer leur instrument.

Une partie des musiciens a déjeuné avec le groupe de jeunes personnes trisomiques.

jeudi 2 octobre 2014

Courrier des lecteurs non publié par le journal La Croix

Madame, Dans l’édition du mercredi 1er octobre 2014, vous avez publié un article d’une page sur la détection de la trisomie 21. L’objet de cet article était de montrer les progrès réalisés dans la détection in utero de la trisomie. Vous soulignez que les analyses par prise de sang permettent d’augmenter la fiabilité de la détection et de réduire le recours aux actes invasifs susceptibles d’entraîner des fausses couches ou des malformations de l’embryon. Par contre, vous ne mentionnez quasiment pas les conséquences de ce progrès scientifique. En effet, la question d’une meilleure détection de la trisomie 21 peut se résumer en « et alors… ». Or cet « et alors » a pour l’instant une réponse assez simple puisque, dans notre société moderne, détecter un handicap doit conduire naturellement soit à le soigner soit à l’éliminer. Imaginons un instant que l’enfant trisomique ne soit pas seulement un poids pour la société, pour sa famille, et pour elle-même, mais qu’il soit également un bonheur, une joie, une source de vie. Imaginons que la personne trisomique au lieu d’être simplement une difficulté, un problème à résoudre, soit aussi une source de richesse pour ceux qui l’entourent. Imaginons que cette personne trisomique ne soit pas seulement condamnée à souffrir et à être malheureuse mais qu’elle puisse également être heureuse et épanouie. Alors, dans ce cas, la question du « savoir » devient essentielle car elle renvoie au pourquoi : « à quoi nous sert de savoir ? ». Si savoir permet de se préparer à découvrir qu’un tel enfant est une source de bonheur (à condition d’apprendre à l’aimer, d’apprendre à découvrir ces qualités qui ne sont pas exactement les mêmes que celles de l’enfant rêvé et idéalisé), alors oui le savoir permet à notre société d’avancer. Si, à l’inverse, le savoir ne fait que nous enfermer dans nos fausses certitudes, il est alors chemin de mort (au sens réel et figuré)

vendredi 26 septembre 2014

Témoignage à Beaune

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Le vendredi 26 septembre Augustin est allé témoigner de sa vie et de son vécu, à l’école Saint Cœur de Beaune où une de ses amies, Philippine, est scolarisée. Une journée entière et la rencontre d’une centaine de jeunes de CM2 et sixième ont permis une véritable rencontre: beaucoup d’émotion, un parler vrai et franc et une découverte de la trisomie. Les petits messages offerts à Augustin par chacun traduisent le ressenti et la découverte des jeunes

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