Témoignages et rencontres

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mercredi 10 avril 2019

Témoignage au collège Chevreul de Lyon

Clémence et Augustin, accompagnés par Sylvie, sont allés au collège Chevreul, le mercredi 10 avril 2019. Les 140 élèves de troisième étaient présents.

Collège Chevreul à Lyon

Clémence leur a distribué des petites feuilles de papier blanc sur lesquelles ils ont écrit les mots, les sentiments qui leur venaient en tête en disant bonjour à Augustin et à elle-même. Ces petits papiers, ils les ont gardés dans leur poche et certains dans leur main tout le temps de la rencontre. Clémence et Augustin se sont présentés et Sylvie les a accompagnés pour qu’ils puissent raconter leur histoire. Trois grands temps qui se terminaient tous par l’écoute d’une émission RCF (3 minutes) « Handicap et société ». -L’arrivée dans la famille avec l’interview de Blandine « Mon frère un rayon de soleil » -Les études et le travail avec l’interview de William, jeune homme T21 « Ma vie » -Vraiment différents ? avec l’interview de Marie, jeune femme T21 « La joie » Chaque temps a été très fort et le témoignage est vite devenu un partage. Les jeunes n’ont pas hésité à poser des questions et ont ri des plaisanteries et des réponses si naturelles de Clémence et Augustin. Un élève a demandé si Clémence et Augustin avaient des sentiments comme les autres jeunes puis "Clémence es-tu amoureuse?" La réponse a fusé avec un très grand sourire « Oui ! … De prince Ali ! » (Aladin). La salle entière a éclaté de rire et a applaudi Clémence ! De même, quand Augustin a dit qu’il savait nager et que sa sœur a répondu en prenant le micro "n’importe quoi !" ; devant les mimiques d’Augustin pris en flagrant délit de mensonge, les élèves ont beaucoup ri ! Des anecdotes qui ont permis une belle rencontre. La matinée s’est terminée par la projection de photos de la soirée d’anniversaire de Clémence qui fêtait ses 20 ans. A la dernière image tous les élèves se sont mis à chanter « Joyeux anniversaire » et devant la révérence de Clémence ont applaudi de bon cœur. Pour terminer Clémence a partagé des fraises tagada qu’elle avait apportées de Dijon pour fêter ses 20 ans avec ses nouveaux amis de Lyon !

samedi 9 juin 2018

Nuit du handicap 2018

Samedi 9 juin à Dijon

Jeunes et vieux

La journée a commencé à 15h par un spectacle du groupe dijonnais de Foi et Lumière à la maison de retraite Ma Maison. Valides et invalides, personnes avec un handicap ou personnes âgées, religieuses, guides, scouts ou laïcs, se sont retrouvés autour du spectacle Choisis La Vie ! et se sont données la main pour ensemble sortir de la nuit du handicap et avancer vers la lumière. Cette rencontre s’est terminée par un goûter partagé et par un lâcher de ballons dans la grande cour de Ma Maison.

Lâcher de ballon

De beaux gestes : une jeune femme trisomique qui trouve la réponse « des chiffres et des lettres : Choisis la vie », une autre qui s’agenouille pour parler à une personne en fauteuil et qui pose la tête sur ses genoux, », ce jeune homme handicapé qui accepte un ballon mal gonflé qui ne s’envolera pas et qui donne le sien à un monsieur en fauteuil qu’il ne connait pas , les chants mimés repris en se donnant tous la mains… et une résidente de Ma Maison qui voudrait bien avoir un ballon mais qui refuse de lâcher son gobelet offert par la Nuit du handicap !

Spectacle maison de retraite

La journée s’est ensuite poursuivie parc Darcy où diverses associations ont tenu des stands et proposé des activités. Trisomie 21 proposait une initiation à l’aviron, L’Arche proposait la réalisation de bijoux, Simon de Cyrène proposait un jeu de l’Oie géant, l’ASJSA avec l’aide des scouts Suf de Dijon un parcours du combattant en fauteuil roulant ou avec des lunettes de simulation, « Voir ensemble » proposait un jeu de loto pour aveugle. Le spectacle Choisis La Vie ! a de nouveau été présenté mais devant un public très différent puisque le parc Darcy est ouvert à tout un chacun : amis et connaissances, promeneurs, touristes, … Chacun a ensuite été invité à prendre part à l’apéritif et au lâcher de ballons.

Dans le parc Darcy

De belles rencontres : une petite fille trisomique de 15 mois accompagnée par sa famille, des enfants en roller qui se sont déchaussés pour oser le parcours en fauteuil et avec des lunettes de mal voyants, une jeune femme trisomique qui ne voulait plus quitter un jeune homme en fauteuil, cette mère de famille nombreuse qui a pris de son temps pour venir cinq minutes et qui est restée plus longtemps et s’est occupée d’une jeune personne handicapée qu’elle ne connaissait pas et qui avait besoin d’aide…

Apéritif ouvert à tous

La soirée s’est terminée par un concert donné par un groupe de jazz « Swing By Me « où chacun a pu se laisser aller à quelques pas de danse, les premiers étant bien entendus nos amis trisomiques. À la tombée de la nuit chacun est reparti, l’orage n’a éclaté qu’après le départ de tout le monde. Une journée qui a permis beaucoup de rencontres : personnes âgées qui souhaitaient aider les personnes handicapées et personnes handicapées qui venaient aider les personnes âgées, personnes handicapées et leurs familles qui se retrouvaient mises en pleine lumière pour enfin sortir de la longue nuit du handicap, scouts et guides qui ont assuré tout l’encadrement matériel et qui ont été attentifs à leurs jeunes amis trisomiques de l’ASJSA, associations qui se côtoient habituellement sans se rencontrer. Il reste encore beaucoup à faire, notamment pour permettre la rencontre avec tous ceux et celles qui ne se sentent pas concernés par la rencontre avec le handicap ou qui craignent cette rencontre parce qu’ils craignent de devoir rentrer dans cette nuit du handicap parfois si profonde et si douloureuse. Mais, ce samedi 9 juin 2018, c’est la lumière qui a déchiré la nuit et la joie qui a remplacé la tristesse. Un grand merci aux Petites Soeurs des Pauvres pour nous avoir ouvert leur Maison et à la municipalité de Dijon pour avoir mis à notre disposition le parc Darcy et mobilier nécessaire et bien sûr à l’OCH qui a osé lancer ce projet un peu fou !

Une ronde pleine d'ombres et lumières

jeudi 21 décembre 2017

Rencontre avec des collégiens au collège Chevreul de Lyon

Le mercredi 21 décembre 2017, Augustin, jeune homme trisomique de 25 ans, accompagné de sa maman Sylvie, est venu témoigner de sa vie devant plus de 130 collégiens de troisième. Les collégiens n’ont pas hésité à poser des questions personnelles à Augustin : où travailles tu ? Où vis-tu ? Peux-tu te déplacer seul ? As-tu une petite amie ? Augustin n’était pas impressionné, il mimait les réponses (car il ne maîtrise pas le langage) et passait le micro à sa maman pour qu’elle donne plus de précisions.

Slogan 1

Deux vidéos sur des jeunes trisomiques ont élargi la rencontre puis, par groupes de dix, les collégiens ont travaillé sur divers documents : Madeline Stuart, mannequin professionnelle et trisomique, Frank Stephens, jeune américain trisomique qui a parlé devant le congrès américain, Mélanie Ségard, jeune femme trisomique qui a présenté la météo, une maman mannequin qui pose avec son fils trisomique sur le magazine Vogue….

Slogan 2

Chaque groupe a ensuite inventé puis présenté un slogan sur les personnes trisomiques (La différence est une chance - Un chromosome en plus c’est que du bonus - …). Augustin a osé un « bop bop » pour faire taire ceux qui n’écoutaient pas leurs camarades. « Bop bop » qui a impressionné les collégiens et a permis de retrouver le silence. Pour terminer, Augustin a pris le micro pour souhaiter un « joyeux Noël » et un « bon repas » car il était midi 30 ! Les collégiens ont ri de bon cœur et l’ont ovationné.

dimanche 1 octobre 2017

Et si on sortait entre amis

Et si on sortait entre amis ?

avec quelque chose à manger

Tous les mois des scouts de la troupe saint Jean Paul II encadrent des jeunes personnes trisomiques pour une sortie entre amis. Beaucoup de joie et une belle rencontre !

pour combattre le froid

vendredi 7 octobre 2016

Vendredi 7 octobre 2016: la journée « réseau en mission » organisée par l’OCH

o Une belle journée de partage et de rencontre avec le témoignage de Maëla, amie de l’OCH et malade psychique et l’intervention de Jean-Guilhem Xerri sur le thème » Les personnes fragiles, levain dans la pâte ? »

o « Ma vie, mes envies, aujourd’hui » C’est le thème de la journée des mamans cette année ; tous les grands témoins, équipes, se sont réunis pour réfléchir et travailler sur le contenu de cet intitulé pour en dégager les lignes fortes en vue de l’intervention du matin et des ateliers de l’après-midi.

o OCH à Paris, OCH en région : comment travailler ensemble nos missions ?

o L’OCH, c’est à Paris une équipe de permanents, salariés, et ce sont plusieurs équipes bénévoles locales : nous avons partagé nos vécus, nos ressentis, nos points de vue pour améliorer notre articulation au service de la mission avec l’aide d’un intervenant extérieur. Et des témoignages qui aboutissent sur des engagements

o Des témoignages qui portent du fruit puisque des jeunes filles du lycée Notre Dame se sont proposées et vont aider des familles ayant des enfants Trisomiques : Alix, Guillemette, Maëllis,et Thaïs apportent leur aide aux devoirs deux fois par semaine, Gabrielle donne des cours de piano à un jeune de l’association et des jeunes filles se sont présentées pour animer le weekend de printemps…..Nous les remercions pour leur engagement et leur efficacité.

lundi 30 novembre 2015

Témoignages 2015 au Lycée professionnelle LaMache de Lyon

La durée d’une rencontre était d’une petite heure avec des demi-groupes de classe soit une quinzaine de lycéens. Les garçons étaient prédominants dans les groupes rencontrés. Un court téléfilm « Dear futur mom » https://www.youtube.com/watch?v=Ju-q4OnBtNU était présenté en début de séance et un autre « Happy » en fin de séance. Le reste de la rencontre se composait principalement d’un échange assez libre entre les intervenants et les lycéens. Selon les demandes, les questionnements des jeunes, leur silence et leurs témoignages, les séances se sont déroulées de façon parfois très différente. Les questions pouvaient porter sur des thèmes aussi divers que : Quels sont les aspects physiques qui changent chez la personne trisomique ? Qu’a-t-elle en moins ? Et en plus ? Y a-t-il des niveaux dans la trisomie ? Les personnes trisomiques peuvent-elles avoir des enfants ? les élever ? Sont-elles heureuses ? Est-ce que c’est dur pour les frères et sœurs? J’ai un oncle, une tante trisomique. Mon cousin, un enfant d’amis est trisomique, les parents ont peur qu’il ne marche pas. Qu’est-ce que les personnes trisomiques arrivent à faire ? Etc.

rencontre_Lycee_professionnel_a_Lyon.jpg

L’objectif principal était de dire la dignité de chaque être humain, de poser un autre regard sur la personne différente que celui que nous renvoie le modèle dit parfait de notre société et de témoigner sur le fait que les personnes trisomiques ont une vie qui vaut la peine d’être vécue. Clémence a témoigné en parlant de son apprentissage de la blanchisserie, elle a parlé de son film préféré et a commenté régulièrement la vidéo de « Happy » ou de « Chère future maman ».

En début de rencontre, certains jeunes n’osaient pas regarder en face Clémence et Augustin Ils ont tous été un peu étonnés quand Augustin leur a tendu la main pour leur dire bonjour. Par contre, en fin de séance, les poignées de mains pour se dire au revoir étaient pour la plupart fraternelles. Par exemple, à la fin d’une rencontre, un lycéen, en partant, a offert à Augustin sa cannette de boisson qu’il n’avait pas entamée. Une autre fois, c’est un lycéen qui a pris Augustin par les épaules, des lycéennes qui sont venues embrasser Clémence ou un lycéen qui a souhaité à Augustin d’être toujours aussi heureux.

Regard_sur_la_Trisomie_Lyon_ASJSA_2015.pdf

Ce compte-rendu décrit l’évolution du regard de lycéens sur la personne trisomique avant et après une rencontre avec une mère de famille et ses deux enfants trisomiques de 15 et 23 ans. Un questionnaire a été distribué avant et après les rencontres pour mesurer l’impact de la rencontre sur le regard. Les résultats sont très significatifs. Ils montrent une plus grande reconnaissance de la personne trisomique en tant que personne et également une meilleure compréhension de ses limites. Au-delà de l’aspect « découverte de la trisomie », ces rencontres nous ont également semblé refléter une attente très forte de la société à laquelle, il nous semble, les personnes trisomiques disposent de clefs de réponse. En effet, la « violence » initiale de certains jeunes peut aisément s’expliquer par le contexte auquel ils sont confrontés. La société projette une image de vie idéale dans une société de consommation où l’on pourrait avoir accès à tout ce que l’on désire sans se poser nécessairement la question du prix çà payer. Les jeunes ne sont pas dupes de cette projection et, de surcroît, ils savent que, pour la plupart d’entre eux, ils ne pourront pas accéder à cette société idéale. Que ce soit pour les filles où le rêve d’une sexualité totalement libérée se fracasse parfois sur la violence de l’avortement, ou pour tous les lycéens quand le choix d’un métier rêvé se confronte aux perspectives de chômage et de débouchés. La rencontre de la personne trisomique vient renverser les valeurs et la vision normative de la société. À une société qui prétend que le bonheur est dans la possession et la consommation, la personne trisomique révèle qu’il existe une autre hiérarchie possible de valeurs. À une société qui affiche la santé et la pleine possession de toutes ses capacités comme le summum de la réalisation humaine, la personne trisomique témoigne que l’amour et l’attention à l’autre sont encore plus importants. À des jeunes qui ont l’impression d’être dans une société figée où ils n’ont pas leur place, les personnes trisomiques montrent que la place que l’on occupe dépend d’abord de nous et de ceux qui nous aiment.

vendredi 13 novembre 2015

Vendredi 13 novembre 2015 la journée «réseau en mission » organisée par l’OCH

Cette journée a débuté avec croissants et café. Un accueil toujours agréable qui permet aux uns et aux autres de se retrouver et, pour ceux qui viennent de loin, de se restaurer dans une ambiance chaleureuse.

Philippe de Lachapelle a dit quelques mots d’introduction et a laissé la parole à Henri Richer, jeune homme en fauteuil qui a témoigné de son expérience de vie.

Sophie Lutz est ensuite intervenue sur la place de l’homme souffrant et la soif de la rencontre, dans notre société et notre église. Sophie est mariée et mère de 4 enfants. À 24 ans, enceinte de son deuxième enfant, elle apprend lors d'une échographie, que son enfant est atteint d'une grave malformation cérébrale. Sa fille, Philippine va avoir 16 ans.

Les termes abordés ont été ceux de l’humiliation « qui dérange énormément » (Lévinas) ; de celui qui fait de tout chrétien un missionnaire et des tentations auxquelles il doit faire face (exhortation apostolique du pape François) ; du rôle des larmes à partir des paroles du pape François qui parle « de la beauté et de la bonté des larmes » et « du don des larmes » ; du mystère de la rencontre avec l’autre et de son côté « contemplatif » qui implique du temps, un espace qu’il faut donner, du rôle de la compassion.

Cette intervention a été suivi d’un temps de partage en petits groupes. À partir d’un motif de joie et de découragement, d’une qualité et d’une tentation, les participants ont partagé leur joie, leur souffrance et une véritable écoute s’est établie qui a continué à se développer lors du repas pris ensemble. L’après-midi s’est partagé en trois temps forts. Des ateliers sur les thèmes de « À l’écoute de l’autre soufrant ; initier des micro-initiatives ; et organiser la journée des mamans » puis un temps de louange et de prière.

Cette journée a permis un véritable partage, une rencontre de l’autre en profondeur et a stimulé les uns et les autres à prendre de nouvelles initiatives.

jeudi 1 octobre 2015

Les rencontres « autrement! »

Un groupe d’amitié a été mis en place à Dijon. Des jeunes trisomiques, Augustin, Clémence, Germain, Jacques, Philibert, Philippine... se retrouvent une fois par mois avec d’autres jeunes dits normaux. Le programme a été élaboré par leur soin. L’objectif est avant tout l’amitié, découvrir la confiance, le rire ensemble, la complicité !

Au programme :

- Janvier: cinéma et goûter

-Février: pizzéria et ateliers

-Avril: cinéma

vendredi 26 septembre 2014

Témoignage à Beaune

Temoignages.jpg

Le vendredi 26 septembre Augustin est allé témoigner de sa vie et de son vécu, à l’école Saint Cœur de Beaune où une de ses amies, Philippine, est scolarisée. Une journée entière et la rencontre d’une centaine de jeunes de CM2 et sixième ont permis une véritable rencontre: beaucoup d’émotion, un parler vrai et franc et une découverte de la trisomie. Les petits messages offerts à Augustin par chacun traduisent le ressenti et la découverte des jeunes

samedi 31 mai 2014

La petite école du mercredi

Tous les mercredis matins depuis la rentrée de septembre 2012, des garçons trisomiques (10 à 21 ans) se retrouvent auprès de bénévoles pour progresser au niveau de la lecture et du raisonnement mathématique. Les locaux d’une école sont mis à leur disposition et les enfants peuvent donc profiter d’un matériel pédagogique de qualité.

au travail

Chaque enfant bénéficie d’un suivi individuel afin de lui permettre de progresser à son rythme.les activités sont adaptées aux capacités si différentes de chaque personne trisomique. Que l’on soit dit normal ou trisomique, il existe de profondes différences dans les dons de chacun : entre celui qui sait à peine parler et celui qui maîtrise la lecture et sait effectuer des opérations mathématiques, entre celui qui pique des colères et celui qui apporte son calme et sa sérénité. Mais, tous ont cette profonde sensibilité qui les expose à la rencontre de l’autre.

En dehors de ce temps du mercredi, la plupart de ces jeunes sont scolarisés en inclusion dans des écoles primaires. Cette matinée du mercredi est donc un complément avec un rythme plus adapté, une écoute plus facile puisqu’individualisée. En effet, l’inclusion n’est pas toujours facile à vivre, les enseignants ont souvent des classes chargées, ils ne sont pas toujours formés au handicap et encore moins à la trisomie, le regard des parents des enfants dits « normaux » sont souvent douloureux à assumer.

un peu de détente

L’année 2013/2014 a commencé avec des jeunes qui étaient en attente et avaient une grande envie de vivre un temps fort chaque mercredi. Que de progrès en deux ans ! Chacun a sa place, respecte l’autre et l’écoute. Le temps de l’activité « langage » est source de joie pour le partage du vécu de chacun (ses rêves et ses tristesses). Le temps du travail individuel est calme et joie de faire découvrir aux autres ses nouveaux acquis. Un projet par trimestre stimule le groupe et permet de regrouper les activités vers un thème commun. Le mercredi 16 avril, les jeunes sont ainsi allés voir un spectacle de clowns.

Une sortie à vélo

La petite école ne prétend pas et n’est pas en mesure de pallier aux manques institutionnels, parfois très importants. Elle apporte modestement son aide.

vendredi 11 octobre 2013

Rencontre 2013 avec des jeunes de l’aumônerie du lycée Carnot

Charles-Henri était un peu ému de venir partager devant un public de jeunes. La relation a été tout de suite favorable. Les jeunes étaient attentifs, bienveillants et curieux. Charles –Henri a parlé de sa vie, de son ressenti. L’émotion était au rendez-vous et quand il a été question de sa date de naissance, le public a entonné naturellement un joyeux anniversaire. Charles-Henri avait 26 ans ce jour là.

Le jeune public a été :

-étonné d’apprendre que Charles-Henri travaillait au resto du cœur, qu’il savait lire, écrire, se servir d’un portable, se déplacer.

-ému d’apprendre que Charles-Henri souffrait des regards que l’on posait parfois sur lui, des remarques déplacées et de ne pas pouvoir être totalement indépendant.

- amusé de voir que Charles-Henri était attentif à sa tenue vestimentaire , qu’il savait plaisanter et répondre à bon escient à des questions pertinentes.

-respectueux. En quittant l’aumônerie tous les jeunes sont venus lui dire au revoir, lui serrer la main, lui donner rendez-vous à une autre fois et quelques uns lui ont même dit « Merci ».

dimanche 13 mai 2012

Dimanche 13 mai 2012: Changer le regard sur le handicap : osons la rencontre !

Une centaine de personnes du canton de Pontailler-sur-Saône (21) et des alentours se sont retrouvées à la salle des fêtes de Pontailler pour écouter les témoignages de jeunes adultes trisomiques.

Les trois héros

Trois d’entre eux ont témoigné de leur insertion professionnelle, de leurs attentes, de leur perception du handicap. Des extraits d’un film réalisé par la journaliste Anne Chabert d’Hières « l’épreuve des mots » dans lequel elle dialogue avec des adultes handicapés sur la question « si je te dis handicap… à quoi penses-tu ?», sont venus ponctuer ces témoignages. Les personnes présentes ont souvent été surprises par le regard des personnes trisomiques sur elles-mêmes et sur la société.

Les trois témoignages ont mis en évidence la joie de vivre de ces jeunes adultes et en même temps leur lucidité sur le regard que pose la société sur eux. Le mot de la fin revient à l’une de ces jeunes adultes qui, questionnée sur ce qui la rendait malheureuse, a répondu : « Je ne supporte pas de voir les enfants abandonnés, les personnes qui meurent de faim ou les familles qui se déchirent ». Elle ne considérait pas la trisomie comme un motif de malheur.

Au micro